Annales SFA 1994

 

 

Reconstruction du Ligament croisé Antérieur sous Arthroscopie

Symposium dirigé par

J.C.Imbert et A.Frank

Paris, 9 Décembre 1994

 

 

 

Introduction

 

La reconstruction ligamentaire du genou est probablement le meilleur exemple d'assistance que l'endoscopie a pu apporter jusqu'à ce jour à la chirurgie orthopédique. Bien qu'elle ne soit ni une obligation ni une nécessité dans ce type de chirurgie, elle a eu le mérite d'apporter d'indiscutables facilités, et d'intéresser de nombreux chirurgiens de la nouvelle génération au progrès technologique qu'elle représente.

Il était logique que la Société Française d'Arthroscopie qui joue depuis de longues années un rôle de formation dans ce domaine prenne l'initiative à la fois de préciser les idées sur les évolutions des techniques les plus récentes, et d'autre part faire le point sur des expériences plus anciennes, dont certaines continuent d'être pratiquées avec des résultats tout à fait fiables.

Parmi les sujets évoqués au cours de ce Symposium les précédés intra-articulaires ont évidemment la part la plus importante, les plasties extra-articulaires n'étant plus actuellement considérées que de façon complémentaire et de moins en moins à titre isolé. La raison de cela réside davantage dans la déception qui a résulté de l'utilisation du fascia-lata car les résultats des plasties mixtes de type Mac Intosh ou de certaines plasties extra-articulaires réalisées avec l'appareil extenseur ont été et demeurent fort intéressantes au moins pour certaines indications.

Le prélèvement d'un greffon au niveau du tendon rotulien est le plus couramment utilisé et les résultats à court terme sont analysés au travers de l'enquête menée grâce à la collaboration des membres de la Société. L'excellence de ces résultats ne doit toutefois pas faire oublier que d'autres recherches se poursuivent activement sur l'utilisation d'autres matériaux: ischio-jambiers, allogreffe voire prothèse, dans le but de respecter au maximum l'appareil extenseur.

De la même façon les considérations techniques de positionnement et d'ancrage sont surtout centrées sur le juste placement des tunnels osseux et la mise en place de vis d'interférence. Toutefois là aussi la discussion reste ouverte puisque d'une part il n'est pas encore acquis que les techniques "in out" soient supérieures à la technique "out in", et que en l'absence de blocs osseux sur certains types de transplant il n'est pas possible d'utiliser le même type de fixation.

Enfin un problème d'actualité un peu brûlant concerne l'opportunité d'adjoindre un renfort artificiel à nos transplants et là aussi la discussion reste ouverte.

 

 

 

J.C.Imbert