3ème partie

 

 

 

 

 

L'étude multicentrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les résultats du traitement arthroscopique de l'instabilité antérieure de l'épaule

A propos d'une série de 316 cas revus à plus d'un an re recul

 

D. Molé , B. Rio, M. de Gasperi*

 

G. Walch**, H. Coudane***, D. Mayeux****

 

 

 

  •  
    316 fiches de révision(dont modèle en annexe) ont été analysées par l'un d'entre nous (B.Rio) au Département d'Information Médicale de la Faculté de Médecine de Nancy (D. Mayeux). L'exposé des résultats d'ensemble de l'étude multicentrique comportera une première partie descriptive et statistique, suivie d'une seconde partie analytique destinée à interpréter les données et à cerner les indications.

     

     

     

     

    1ère partie : Exposé des Résultats

     

     

     

    D. Molé, B. Rio

     

    1. LA SERIE

     

  •  

    Cette étude concerne 316 patients revus avec un recul moyen de 24,2 mois, toujours supérieur à un an (à l'exception des patients réopérés plus précocement pour récidive).

    Il y a 206 hommes (65%) pour 110 femmes (35 %), soit une population équivalente aux séries publiées dans l'instabilité antérieure de l'épaule (alors que l'on aurait pu penser à une prépondérance féminine du fait des avantages cosmétiques de la méthode).

    L'âge moyen est de 30,36 ans (16,5 &endash;> 71,7) ; le côté droit est atteint dans 173 cas (56%) et le côté dominant l'est dans 61,5%. Il s'agit de patients sédentaires dans 166 cas (55,15%), dont l'activité sportive se répartit ainsi (voir fiche de révision) :

  • - classe 0 31 cas (10,4%)

    - classe 1 33 cas (11,07%)

    - classe 2 67 cas (22,5%)

    - classe 3 71 cas (23,8%)

    - classe 4 95 cas (32,21%)

  • Un traumatisme est invoqué dans 273 cas (86,9%) et les symptômes évoluent, au moment de l'intervention, depuis un délai moyen de 35 mois (1&endash;>324).

    Les manifestations fonctionnelles consistent dans : luxations, subluxations, douleurs ; elles ont permis d'isoler 3 populations :

  • - population A : luxations récidivantes (nombre de luxations supérieur ou égal à 2)

    193 cas (61,08%)

    - population B : 1 luxation inaugurale et unique suivie de manifestations

    fonctionnelles (subluxations ou douleurs)

    29 cas (9,18%)

    - population C : subluxations ou douleurs sans luxation

    94 cas (29,75%)

  •  

    a Examen clinique pré-opératoire

    * Le test d'instabilité ("appréhension test") est positif dans 281 cas (89,78%).

    * Le test d'hyperlaxité ("Sulcus sign") est positif dans 38 cas (12,14%)

    * Des douleurs chroniques sont signalées entre les épisodes d'instabilité dans 91 cas (29,17%)

     

    b Données radiographiques pré-opératoires

    Tous les patients ont été radiographiés ; 71% ont eu une incidence glénoïdienne de Bernageau ; 69 % ont eu un scanner et 1,3% une I.R.M.

    Une fracture de glène a été constatée dans 83 cas (26,69%) et un éculement en pan coupé dans 41 cas (13,18%) ; la glène a été jugée normale dans 187 cas (60,13%).

    Une encoche humérale de Malgaigne a été notée dans 180 cas (58,25%)

    Une arthrose gléno-humérale était présente dans 24 cas (7,74%) ; dans la classification de SAMILSON, il s'agissait d'une arthrose stade 1 dans 15 cas, de stade 2 dans 9 cas. L'âge moyen des patients arthrosiques était de 44,2 ans, celui des patients non arthrosiques de 29,3 ans (p = 0,0001).

     

    c Constatations arthroscopiques

    Au niveau de la tête humérale, une encoche a été constatée dans 191 cas (60,63%). La glène a été jugée normale dans 1 cas sur deux ; une fracture n'a été retrouvée que dans 6,67% des cas.

    L'arthroscopie est plus précise que la radiographie pour le diagnostic des encoches humérales ; la radiographie est plus précise que l'arthroscopie pour celui des fractures de glène.

    Notons l'insuffisance de comptes-rendus opératoires dans lesquels l'état de la tête humérale n'est pas précisé dans 19,4 % des cas, celui de la glène dans 29,84% des cas.

     

  • © L'état du complexe bourrelet - ligament gléno-huméral inférieur a été apprécié selon la classification d'Adolfsson et les lésions ont été classées rétrospectivement de la façon suivante :

    - lésions de type 1 (complexe normal dans le cadre d'une hyperlaxité)

    12 cas (3,87%)

    - lésions de type 2 (complexe normal avec fracture de glène)

    12 cas (3,87%)

    - lésions de type 3 (lésion de Bankart typique avec désinsertion du bourrelet et ligament intact)

    215 cas (69,35%)

    - lésions de type 4 (bourrelet inséré et déchirure du LGHI)

    33 cas (10,65%)

    - lésions de type 5 (désinsertion du bourrelet et déchirure du LGHI)

    38 cas (12,26%)

  •  

  • © Une lésion associée a été constatée dans 43 cas (14%). Dans 26 cas, il s'agissait d'une atteinte du bourrelet glénoïdien antérieur, à type de languette ou d'anse de seau, n'ayant pas modifié la conduite thérapeutique. Dans 12 cas, il s'agissait d'une désinsertion partielle du pied du tendon de la longue portion du biceps (Slap lesion) dont le type n'a pu être précisé. Dans 5 cas enfin, il s'agissait d'une atteinte de la coiffe des rotateurs sous la forme de deux ruptures transfixiantes, et de trois atteintes fibrillaires de la face profonde.

     

     

     

  •  

    2. L'INTERVENTION CHIRURGICALE

     

     

     

     

    Les techniques opératoires

     

  •  

    - Réinsertion par agrafage (L. JOHNSON) 79 cas 25%

    - Suture transglénoïdienne de CASPARI 38 cas 12,03%

    - Suture transglénoïdienne de MORGAN 94 cas 29,75%

    - Réinsertion par cheville résorbable (SURETAC) 30 cas 9,49%

    - Réinsertion par ancre MITEK 24 cas 7,59%

    - Réinsertion extra-articulaire de RESCH 51 cas 16,13%

     

  • Une Immobilisation post-opératoire a été maintenue pendant un délai moyen de 4 semaines (1&endash;>8). La reprise du travail s'est effectuée à un délai moyen de 9,4 semaines (0&endash;>52) et la reprise du sport à 19 semaines.

     

    Les suites ont été émaillées de complications dans 18 cas (5,38%) et une reprise chirurgicale a été nécessaire dans 59 cas (18,67%) dont 32 cas pour instabilité récidivante.

     

     

     

    3. LES RESULTATS D'ENSEMBLE (population globale : 316 cas)

     

     

     

  •  

    Ils ont été appréciés selon les items de la fiche DUPLAY

  •  

    * Activité sportive

    - Reprise du même sport, au même niveau +25pts 165 cas 52,72%

    - Reprise du même sport avec baisse de niveau +15 pts 82 cas 26,20 %

    - Changement de sport +10 pts 53 cas 16,93%

    - Arrêt du sport 0 pt 13 cas 4,15%

     

    * Stabilité (315 valeurs)

    - Stabilité normale, aucune appréhension + 25 pts 192 cas 60,95%

    - Appréhension persistante + 15 pts 50 cas 17,14%

    - Sensation d'instabilité 0 pt 20 cas 6,35%

    - Récidive de luxation - 25 pts 49 cas 15,46%

     

    * Douleur (313 valeurs)

    - Aucune douleur + 25 pts 206 cas 65,81%

    - Douleur à l'effort ou à la fatigue + 15 pts 97 cas 30,99%

    - Douleur dans la vie quotidienne 0 pt 10 cas 3,19%

     

    * Mobilité (313 valeurs)

    + 25 pts 247 cas 78,59%

    + 15 pts 61 cas 19,49%

    + 5 pts 5 cas 1,60%

    0 pt 1 cas 0,32%

     

    * Résultat global objectif (315 valeurs)

    - Excellent (91&endash;> 100 pts) 92 cas 29,21%

    - Bon (76&endash;> 90 pts) 112 cas 35,56%

    - Moyen (51&endash;> 75 pts- 43 cas 13,65%

    - Mauvais (< 50 pts) 68 cas 21,59%

     

    * Résultat subjectif global (313 valeurs)

    - Très satisfaits 150 cas 47,92%

    - Satisfaits 92 cas 29,39%

    - Déçus 71 cas 22,68%

     

     

    L'analyse statistique confirme que l'élément principal du résultat réside dans l'appréciation de la stabilité fonctionnelle.

     

     

     

     

    Corrélations

     

     

     

  • © L'âge n'influence pas le résultat global (p = 0,83) ni la stabilité à la révision (p=0,39)

    © L'activité sportive pré-opératoire : elle n'influence, ni la stabilité, ni la douleur, ni le résultat global

     

  •  

    stabilité

     

    + 25

     

     

    + 15

     

    0

     

    -25

     

    sport 0

     

    71%->

     

    81%

     

    <-10%

     

    6%

     

    13%

     

    sport 1

     

    67%->

     

    85%

     

    <-18%

     

    9%

     

    6%

     

    sport 2

     

    61 %->

     

    77%

     

    <-16%

     

    6%

     

    16%

     

    sport 3

     

    54%->

     

    78%

     

    <-24%

     

    7%

     

    15%

     

    sport 4

     

    62%->

     

    79%

     

    <-17%

     

    4%

     

    17%

     

  • © La notion traumatique de départ n'influence ni la stabilité, ni le résultat

    Les manifestations fonctionnelles pré-opératoires seront étudiées isolément.

     

     

  • a Les éléments de l'examen clinique pré-opératoire :

     

    © l'hyperlaxité n'influence, ni les douleurs, ni le résultat global ; elle influence cependant le résultat sur la stabilité fonctionnelle

     

  •  

    Stabilité

     

    +25

     

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    Hyperlaxité +

     

    37%->

     

    58%

     

    <-21%

     

    18%

     

    24%

     

    Hyperlaxité -

     

    64%->

     

    81%

     

    <-17%

     

    5%

     

    14%

     

    Non précisée

     

    63%->

     

    74%

     

    <-11%

     

    5%

     

    21%
  •  

    p = 0,009

     

    © l'épaule douloureuse chronique entre les épisodes d'instabilité ne retentit pas sur le résultat global mais influence, par contre, la stabilité fonctionnelle et les douleurs à la révision

     

  •  

     

    épaule douloureuse +

     

    épaule douloureuse -

     

    Stab.+ 25

     

    71%

     

    57%

     

    Stab.+15

     

    15% 86%

     

    18% 75%

     

    Stab.0

     

    8%

     

    6%

     

    Stab.- 25

     

    5%

     

    19%

     

    p = 0,012

     

     

    épaule douloureuse +

     

    épaule douloureuse -

     

    Doul. + 25

     

    47%

     

    74%

     

    Doul. + 15

     

    47%

     

    25%

     

    Doul. O

     

    7%

     

    2%

     

    p = 0,0001

     

     

     

     

     

  •  

    b Les signes radiographiques pré-opératoires

     

     

    © la fracture de glène n'influence pas la stabilité à la révision.

     

  •  

    stabilité

     

    +25

     

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    fr. de glène +

     

    54%->

     

    72%

     

    <-18%

     

    5%

     

    23%

     

    fr. de glène -

     

    63%->

     

    81%

     

    <-18%

     

    7%

     

    11%

     

    incertain

     

    63%

     

     

    10%

     

    5%

     

    22%

     

     

  • © l'arthrose : elle influence significativement les résultats sur la stabilité (p = 0,082), sans être corrélée aux résultats sur la douleur (p = 0,317), ni au résultat global (p=0,130)

     

  •  

    stabilité

     

    +25

     

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    arthrose +

     

    67%->

     

    96%

     

    <-29%

     

    4%

     

    0

     

    arthrose -

     

    60%->

     

    76%

     

    <-16%

     

    7%

     

    17%

     

     

     

  •  

    c Les constatations arthroscopiques

     

     

    © l'encoche humérale influence de façon significative la stabilité à la révision (p = 0,025)

     

  •  

    stabilité

     

    +25

     

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    tête normale

     

    76%->

     

    86%

     

    <-10%

     

    8%

     

    6%

     

    encoche hum.

     

    61%->

     

    78%

     

    <-17%

     

    6%

     

    16%

     

    non précisée

     

    47%->

     

    72%

     

    <-25%

     

    5%

     

    23%

     

     

  • © l'état du complexe bourrelet - LGH n'influence pas la stabilité à la révision (p = 0,524) en raison, sans doute, de la très nette prépondérance des lésions de type 3

     

  •  

    stabilité

     

    +25

     

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    type 1

     

    42%->

     

    65%

     

    <-33%

     

    8%

     

    17%

     

    type 2

     

    58%->

     

    66%

     

    <-8%

     

    8%

     

    25%

     

    type 3

     

    64%->

     

    82%

     

    <-18%

     

    5%

     

    14%

     

    type 4

     

    55%->

     

    67%

     

    <-12%

     

    15%

     

    18%

     

    type 5

     

    55%->

     

    73%

     

    <-18%

     

    5%

     

    21%

     

     

     

  • © l'existence d'autres lésions n'influence, à la révision, ni la stabilité (p=0,117), ni les douleurs (p=0,233)

    Parmi les 12 slap lesion, une seule a été suturée sous arthroscopie tandis que 7 ont été débridées et 4 négligées. 5 de ces atteintes survenaient dans le cadre de luxations récidivantes vraies ; ils obtiennent deux excellents résultats, un bon résultat, et deux échecs liés, dans un cas à la persistance de douleurs gênant l'activité quotidienne, et dans l'autre cas une récidive de luxation sur épaule indolore. Deux cas étaient d'authentiques instabilités avec une luxation inaugurale suivie d'épisodes de douleurs et de subluxations ; tous deux obtiennent un bon et un excellent résultat avec épaule indolore. Enfin, 5 étaient des épaules douloureuses pures et obtiennent deux résultats bons et excellents et trois résultats moyens en raison de raideur ou d'instabilité persistantes ; aucune de ces épaules n'est restée douloureuse. Cette courte série permet de penser que la Slap lesion est le témoin de l'instabilité plutôt qu'une entité lésionnelle propre et que son traitement, au décours de celui de l'instabilité, n'a pas d'incidence sur le résultat final.

    Les 5 cas qui présentaient une atteinte de la coiffe des rotateurs étaient des luxations récidivantes (population A). 2 ruptures complètes ont obtenu un bon résultat, laissant persister une épaule stable, légèrement douloureuse. 3 atteintes partielles de la face profonde ont obtenu un excellent, un bon et un mauvais résultat, avec, dans ces deux derniers cas, persistance de douleurs mécaniques.

     

     

    d La technique chirurgicale utilisée

     

     

    Elle est assez nettement l'élément dont l'influence sur le résultat est la plus grande avec une corrélation significative sur la reprise du sport (p =0,0001), sur la stabilité (p = 0,002), sur la mobilité (p = 0,0001), et sur le résultat global (p=0,0001). Seule la douleur à la révision n'est pas corrélée à la technique utilisée (p = 0,58). Notons, toutefois, que le recul à la révision est différent dans ces séries comparées (p = 0,0001)

     

     

     

  •  

     

     

     

     

    SPORT

     

     

     

     STABILITE

     

     

     

    DOULEUR

     

     

     MOBiLITE

     

     

     

     RESULTAT

     

     

     

    RECUL

     

     

     

     

     

     

     

  •  

    4. RESULTATS EN FONCTION DE LA SYMPTOMATOLOGIE INITIALE

    (Populations A, B et C)

     

  •  

    4.1. L'état pré-opératoire

     

  •  

    Ne diffèrent pas selon les 3 populations : l'âge moyen, le sexe, le côté dominant, la pratique sportive, la notion d'hyperlaxité (13% dans les luxations récidivantes, 8% chez les patients n'ayant jamais eu de luxation) ; la présence d'une fracture de glène à la radiographie (29% dans les luxations récidivantes, 28% chez les patients n'ayant eu qu'une seule luxation, 21% chez les patients n'en ayant jamais eu) ; la présence d'une arthrose pré-opératoire, le type de lésion ligamentaire constatée à l'arthroscopie et l'existence de lésions associées.

     

     

    Sont significativement différents dans ces 3 populations :

     

    * la notion d'un traumatisme de départ (population A:91% - population B:100% - population C:74%)

    * la présence de douleurs chroniques entre les épisodes d'instabilité (population A:16% - population B:34% - population C:54%)

    * la présence d'une encoche humérale

  • - présente sur les radiographies (population A:64% - population B:52% - population C:47%)

    - constatée à l'arthroscopie (population A:67% - population B:59% - population C:48%)

     

  •  

    4.2. Le type d'intervention

     

     

  • La fréquence de chaque population diffère significativement (p=0,02) selon les opérateurs et les techniques utilisées

     

  •  

     

    population A

     

    population B

     

    population C

     

     

    Lux. récidiv.

     

    1 lux + Sublux.

    ou doul.

     

    doul. ou sublux. sans lux.

     

    Mitek

     

    50%

     

    8%

     

    42%

     

    Caspari

     

    53%

     

    13%

     

    34%

     

    Agrafage

     

    47%

     

    13%

     

    40%

     

    Suretac

     

    67%

     

    10%

     

    23%

     

    Morgan

     

    66%

     

    3%

     

    31%

     

    Resch

     

    82%

     

    12%

     

    6%

     

     

     

     

     

    4.3. Les résultats

     

     

     

  • © Sport

     

  •  

     

    Population A

     

    Population B

     

    Population C

     

    +25

     

    49%

     

    62%

     

    57%

     

    +15

     

    28% 72%

     

    24% 86%

     

    23% 89%

     

    +10

     

    18%

     

    14%

     

    15%

     

    0

     

    4%

     

    0

     

    5%

     

  •  

    © Stabilité

     

  •  

     

    Population A

     

    Population B

     

    Population C

     

    +25

     

    54%

     

    69%

     

    73%

     

    +15

     

    18%

     

    17%

     

    16%

     

    0

     

    6%

     

    7%

     

    8%

     

    - 25

     

    23%

     

    7%

     

    3%

     

  • © Douleur

     

  •  

     

    Population A

     

    Population B

     

    Population C

     

    +25

     

    67%

     

    69%

     

    63%

     

    +15

     

    31%

     

    28%

     

    32%

     

    0

     

    2%

     

    3%

     

    5%

     

  • © Mobilité

     

  •  

     

    Population A

     

    Population B

     

    Population C

     

    +25

     

    77%

     

    86%

     

    79%

     

    +15

     

    21%

     

    14%

     

    17%

     

    +5

     

    2%

     

    0

     

    2%

     

    0

     

    0

     

    0

     

    1%

     

  • © Résultat global

     

  •  

     

    Population A

     

    Population B

     

    Population C

     

    EXC.

     

    24%

     

    45%

     

    35%

     

    BON

     

    37% 61%

     

    28% 73%

     

    34% 69%

     

    MOYEN

     

    12%

     

    10%

     

    17%

     

    MAUVAIS

     

    26%

     

    17%

     

    13%

     

  • Ces résultats sont significativement différents pour la stabilité (p=0,01) et pour le résultat d'ensemble (p=0,04). Il ne diffère, ni pour le sport (p=0,687), ni pour la douleur (p=0,647), ni pour la mobilité (p=0,627). Ils sont toujours en défaveur de la population A, population des luxations récidivantes, dont le pronostic semble moins bon que celui des populations B ou C .

     

     

     

     

    Corrélations

     

     

     

    © Dans la population A

     

     

     

    Les facteurs qui influencent la stabilité sont :

     

    * la technique opératoire (p = 0,005)

     

  •  

    Stabilité

     

    +25

     

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    Mitek

     

    50%->

     

    58%

     

    <-8%

     

    8%

     

    33%

     

    Caspari

     

    43%-<

     

    71%

     

    <-29%

     

    10%

     

    19%

     

    Agrafage

     

    62%->

     

    73%

     

    <-11%

     

    11%

     

    16%

     

    Suretac

     

    70%->

     

    90%

     

    <-20%

     

    5%

     

    5%

     

    Morgan

     

    36%->

     

    54%

     

    <-18%

     

    5%

     

    41%

     

    Resch

     

    71%->

     

    90%

     

    <-19%

     

    0

     

    10%

     

     

  • * La notion d'une arthrose pré-opératoire (p=0,047), avec un pourcentage de stabilité parfaite (+25) établi à 71% lorsqu'il existe une arthrose pré-opératoire et à 52% lorsqu'il n'existe pas d'arthrose pré-opératoire

     

     

    Les facteurs qui influencent le résultat global sont :

     

    * la technique opératoire (p = 0,001)

     

  •  

     

    Excellent

     

     

    Bon

     

    Moyen

     

    Mauvais

     

    Mitek

     

    33%->

     

    50%

     

    <-17%

     

    17%

     

    33%

     

    Caspari

     

    10%->

     

    62%

     

    <-52%

     

    5%

     

    33%

     

    Agrafage

     

    32%->

     

    56%

     

    <-24%

     

    19%

     

    24%

     

    Suretac

     

    30%->

     

    85%

     

    <-55%

     

    5%

     

    10%

     

    Morgan

     

    26%->

     

    47%

     

    <-21%

     

    13%

     

    41%

     

    Resch

     

    14%->

     

    78%

     

    <-64%

     

    10%

     

    12%

     

     

  • * L'activité professionnelle (p = 0,034), avec un résultat sensiblement meilleur chez les sédentaires.

     

    * L'arthrose pré-opératoire, avec un résultat paradoxal puisque sensiblement meilleur chez les arthrosiques dont l'épaule est plus stable.

     

    © Dans la population B

     

     

    Aucun des éléments de l'état pré-opératoire n'influence le résultat sur la stabilité ou le résultat global dans cette population ; la technique chirurgicale n'est pas, ici, un élément significatif.

     

    © Dans la population C

     

     

    Le résultat sur la stabilité n'est influencé que par :

     

    * la notion d'une hyperlaxité pré-opératoire (p = 0,04)

     

  •  

    Stabilité

     

    +25

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    Hyperlaxité +

     

    37,5%

     

    25%

     

    37,5%

     

    0

     

    Hyperlaxité -

     

    76%

     

    15%

     

    5%

     

    4%

     

    Non précisée

     

    80%

     

    20%

     

    0

     

    0

     

     

  • * la présence d'une encoche de Malgaigne à l'arthroscopie (p = 0,006)

     

  •  

    Stabilité

     

    +25

     

    +15

     

    0

     

    -25

     

    Tête humérale normale

     

    93%

     

    0

     

    4%

     

    4%

     

    Encoche

     

    68%

     

    18%

     

    14%

     

    0

     

    Non précisée

     

    60%

     

    32%

     

    09%

     

     

     

  • * la technique opératoire utilisée n'influence pas ce résultat sur la stabilité qui ne dépend donc que de la notion d'une hyperlaxité constitutionnelle et de la présence d'une encoche qui constitue un élément objectif de diagnostic d'une authentique instabilité.

     

    Le résultat global n'est, dans cette population, influencé par aucun des éléments pré-opératoires, ni par la technique chirurgicale utilisée.