REPARATION CARTILAGINEUSE DU GENOU

 

INTRODUCTION

H.    ROBERT  ,    T. BOYER

 

L’un des grands défis de la prochaine décennie sera le développement de techniques chirurgicales de réparation cartilagineuse pouvant combler des pertes de substance localisée chez le sujet jeune.

Le développement de sports de plus en plus violents a vu croître le nombre des lésions cartilagineuses isolées ou associées à des lésions méniscales ou ligamentaires du genou.

Le pronostic de nos réparations ligamentaires et méniscales est largement fonction de la qualité du cartilage trop longtemps abandonné à son propre sort.

Il est essentiel de prendre en compte, précocement, cet élément pour permettre une récupération la plus complète possible du genou et prévenir le risque arthrosique des lésions chondrales isolées.

L’avenir à moyen et long terme de telles lésions reste relativement mal connu, mais il semble bien qu’elles s’étendent et que tardivement elles déclencheront une arthrose précoce .

 

La Société Française d’Arthroscopie a souhaité faire le point sur nos connaissances actuelles dans plusieurs domaines :

 

-       Structures et fonctions du cartilage,

-       Réparation spontanée et réparation après greffe cartilagineuse ou perforation de la plaque sous-chondrale.

-     Imagerie moderne du cartilage.

            - Traitements : débridement, micro-fracture, auto et allo-greffes ostéochondrales, greffe de chondrocytes.

- et s’ouvrir sur  la “ Biomedical surgery ”.

 

Il nous semble actuellement indispensable de faire une évaluation très précise des pertes de substance : localisation, profondeur, surface selon la classification de l’International Cartilage Research Society (ICRS) pour  comparer les résultats de chaque équipe.

L’analyse radiologique a été longtemps peu précise, voire négligée, mais aujourd’hui il est possible de demander aux radiologues, notamment “ IRMistes ” des séquences spécifiques permettant une analyse du revêtement cartilagineux et de l’os sous-chondral.

Le cartilage a été longtemps considéré comme un tissu très peu actif et incapable de réparation. En fait, il peut produire un tissu de réparation fibro-cartilagineux dont les qualités sont perfectibles sous certaines conditions (technique des micro-fractures). Le cartilage peut être également transféré (greffe ostéochondrale unique ou multiple) ou greffé (greffe de chondrocytes). Toutes ces techniques sont en pleine évaluation et nous ne présenterons que des résultats préliminaires de chacune. Il manque cruellement des études comparatives de ces différentes techniques pour une même lésion.

 

Tous ces éléments vont être développés dans les chapitres suivants.