CONCLUSIONS

François Kelberine

Ce symposium reflète l’état des lieux de l’arthroscopie de cheville en cette fin de siècle. Avec un peu plus de 1300 arthroscopies réalisées par 27 praticiens sans compter les cas " sporadiques ", la cheville apparaît comme la troisième articulation explorée par ordre de fréquence après le genou et l’épaule.

La technique semble bien codifiée: les voies d’abord sans risques sont reconnues et reproductibles à condition de bien rester dans le plan de l’interligne. L’ensemble de l’articulation est alors accessible. Le risque majeur est iatrogène (cartilagineux) et la distraction reste l’élément essentiel; si l’expérience autorise une traction non invasive (manuelle ou par sangle), il nous semble plus prudent pour débuter de se diriger vers la traction transcalcanéenne. Quant à la traction invasive par fixateur, elle doit être réservée à notre avis aux cas où le geste chirurgical est en lui-même déjà lourd (fracture, arthrodèse).

Les indications se sont elles aussi précisées. Celles établies comprennent les corps étrangers, les butoirs osseux antérieurs, les conflits synoviaux, certaines pathologies synoviales, les LODA et les arthrodèses sur cheville centrées.

Certaines LODA (volumineuses, localisation atypique,…) et certaines arthrodèses reprèsentent des indications relatives dépendant du terrain et de l’expérience du praticien.

En fin, certaines indications sont expérimentales et demandent à être validées avec le temps: fractures, instabilité, autres espaces de glissement.